Paysage typique de Madagascar
Maison Typique de Madagascar:
- Construite avec des briques de terre cuite
- 2 étages: le rez-de-chaussée pour le bétail et le 1er étage pour les habitants
- Pas de cheminée juste une ouverture au faitage pour faire évacuer la fumée des cuisinières au charbon de bois.
- Toit de chaume
Tombes Malgaches
Première cérémonie : enterrement du défuntLorsque le décès survient, les malgaches réalisent une première cérémonie pour enterrer le défunt. Le but de cette cérémonie est qu’il puisse passer du monde des vivants à celui des morts. C’est lors de la deuxième cérémonie que le retournement de corps est pratiqué.Deuxième cérémonie : retournement du défunt, ou FamadihanaDurant l’hiver austral (c’est-à-dire de juin à septembre), une nouvelle cérémonie d'obsèques a lieu à Madagascar : la Famadihana. Durant cette cérémonie, un ensemble de rituels permet de faire entrer le défunt dans le monde des ancêtres et d’être béni en retour. En effet, les morts seraient des messagers pouvant transmettre un message à Dieu et prouver la bonté du célébrant.Apparition du défunt dans un rêveD’après les coutumes malgaches, le mort doit apparaître dans les rêves d’un de ses proches et se plaindre d’avoir froid pour que puisse débuter l'organisation de la cérémonie. La famille se rend alors chez un devin astrologue pour établir une date à laquelle la cérémonie aura lieu.Exhumation du défuntMoment clé du rituel : les descendants sortent les os du défunt de la tombe pour les envelopper dans des tissus lamba (un tissu en soie présent dans le costume traditionnel malgache).Ensuite, les porteurs posent le corps sur les épaules et font danser le défunt à leurs rythmes. De la musique accompagne ces promenades pour un moment de communion et de joie avec tous les membres de la famille. Le rôle des descendants est très important tout le long de la cérémonie. Ils sont facilement reconnaissables par la couleur de leurs costumes, qui a été décidée par le devin.Collines déforestées
Suite à une déforestation intense, la plupart des montagnes sont victimes d'une forte érosion ne permettant plus à la forêt de s'installer. Depuis l'arrivée de l'homme à Madagascar, une grande partie du couvert forestier d'origine de la Grande Ile a disparu. De « l'île verte » qu'elle était ,elle est devenue « l'île rouge », car plus des 2/3 de sa surface montre la couleur rouge de son sol maintenant visible et bien souvent emporté par l'érosion et l'eau des rivières jusqu'à l'océan.
Les 3 causes de la déforestation:
- l'agriculture traditionnelle: Pour vivre et se nourrir, l'homme cultive principalement le riz, mais aussi le manioc, haricot, maÏs. Dans la majeure partie du pays, pour installer ses cultures, il défriche et brûle différentes parcelles de forêt qu'il abandonne quelques années plus tard lorsque leur fertilité diminue. Il s'agit d'une technique traditionnelle d'agriculture itinérante appelé « tavy » toujours pratiquée mais qui permet tout juste l'autosubsistance d'une population très pauvre.
- l'exploitation du bois: la forêt constitue aussi pour l'homme une ressource en bois commercialisable:
- comme bois de construction (charpente ,mobilier, exportation de bois précieux)
- comme bois d'énergie après transformation en charbon utilisé pour la cuisson des aliments .
Or la demande en charbon est toujours très importante car la population augmente et le charbon reste la seule source d'énergie accessible financièrement pour beaucoup. Une partie de ce charbon est fournie par des plantations d'eucalyptus (photo ci-contre) en particulier dans le centre de l'île. Ce n'est pas le cas dans le reste du pays autour des villes comme Diégo, Tuléar et Majunga où l'essentiel du charbon provient des dernières forêts naturelles non protégées qui sont ainsi en train de disparaître avec leur faune et leur flore parfois encore inconnues. - les «feux de brousse»: Ils sont allumés dans les savanes alentours par les éleveurs de zébus pour brûler en fin de saison sèche les herbes sèches et permettre la repousse plus rapide de jeunes pousses tendres.